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11.8.2020 : 12:44 : +0200

En bref

Dans les zones géographiques où elles opèrent, les forces de maintien de la paix ont un rôle déterminant à jouer dans la lutte contre les flux d’armes illicites. Elles y contribuent notamment en veillant à ce que les armes dont elles disposent – ainsi que celles qu’elles récupèrent dans l’exercice de leurs fonctions – soient correctement gérées et ne soient pas détournées vers des utilisateurs non autorisés. En luttant contre la prolifération des armes, les forces de maintien de la paix se donnent les moyens de remplir plus efficacement les missions qui leur ont été confiées, de mieux protéger les populations civiles, de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et de renforcer la sécurité – y compris la leur.

Le projet du Small Arms Survey baptisé POPPE (Pour des opérations de paix plus efficaces) s’inscrit dans la lutte contre la violence et l’insécurité résultant de la prolifération des armes illicites dans les zones de conflit. Son équipe œuvre – avec les Nations unies, des organisations régionales et des pays contributeurs de troupes et de policiers (PCT et PCP) – à l’élaboration d’un programme commun de lutte contre le détournement des armes et des munitions utilisées dans le cadre des opérations de paix. Le projet est essentiellement axé sur l’amélioration des pratiques de gestion tant des armes et des munitions appartenant aux contingents que du matériel récupéré.

Les objectifs de la première phase du projet POPPE (qui s’achèvera en mars 2019) étaient les suivants :

  • mener des recherches novatrices et de haut niveau sur la gestion des armes ainsi que sur les pertes d’armes au cours des opérations de paix et créer la Base de données du Small Arms Survey sur les opérations de paix (Peace Operations Data Set - PODS) ;
  • soutenir les organisations régionales dans leur travail de concrétisation de leurs engagements en matière de gestion des armes et des munitions dans le cadre des opérations de paix ;
  • élaborer et mettre en œuvre la nouvelle politique de l’Union africaine relative à la gestion des armes récupérées dans le cadre des opérations de paix autorisées ;
  • œuvrer à une meilleure compréhension des pratiques actuellement en vigueur dans les PCT et PCP, notamment les bonnes pratiques ; évaluer leurs besoins en formation par le biais d’une série d’ateliers organisés en partenariat avec les organisations régionales qui mènent des opérations de paix sur le terrain et les institutions régionales de formation qui ont vocation à rendre ces opérations plus efficaces ;
  • élaborer des modules de formation visant à améliorer les pratiques des pays contributeurs de troupes et de policiers ; et
  • promouvoir l’intégration d’une perspective de genre dans les projets relatifs au contrôle des armes dans le cadre des opérations de paix, dans le but de rendre ces opérations plus efficaces.

À partir du mois avril 2019, la deuxième phase consolidera les acquis de la première et permettra une extension de son champ d’action du projet. L’équipe s’attachera à : 

  • étoffer le PODS – notamment sa méthodologie et sa carte interactive en ligne – pour mettre à disposition un ensemble de données susceptible de mieux étayer les réformes et pour mieux évaluer l’efficacité des nouvelles pratiques mises en œuvre ;
  • soutenir les partenaires existants et favoriser les interactions avec de nouveaux PCP et PCT et avec les organisations régionales qui autorisent des opérations de paix ;
  • soutenir les projets de réforme visant à mettre en œuvre des opérations de paix plus efficaces et plus responsables, et notamment ceux qui se doteront d’une perspective de genre et œuvreront à la promotion du programme de l’ONU sur les femmes, la paix et la sécurité ;
  • dispenser les formations et les modules de renforcement des compétences élaborés durant la première phase du projet sur le thème de la gestion des armes et des munitions au cours des opérations de paix et de l’évolution des normes et directives légales propres aux organisations qui autorisent des opérations de paix ;
  • renforcer la participation des forces de maintien de la paix aux initiatives visant à lutter contre les flux d’armes illicites mises en œuvre dans les zones de conflit, en accord avec les directives récentes des Nations unies ; et
  • identifier les mesures concrètes qui permettront de renforcer le recueil des données ainsi que les échanges d’informations, de renseignements et d’analyses techniques sur les armes dans le contexte des opérations de soutien à la paix.